Journée nationale commémorative de l’appel historique du Général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi – 18 juin 1940

« Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »

Ces deux phrases résonnent encore dans la mémoire collective nationale ; elles étaient la conclusion d’un appel lancé sur les ondes par un jeune officier alors inconnu, mais fort d’une irréductible foi dans le destin de la France.

C’était le 18 JUIN 1940.

Contre la résignation, contre l’asservissement, contre le déshonneur, pour la RÉSISTANCE, cet appel fut l’étincelle qui alluma l’esprit de résistance et la foi dans l’espérance.

Parce que les Français libres n’ont jamais renoncé, la Nation leur rend hommage et s’incline devant leur héroïsme.

SIGNES, HAUT-LIEU DE LA RÉSISTANCE

Un week-end plein d’émotion

Lors de la guerre de 39-45 Signes fut le témoin de plusieurs drames. Devenu Haut-lieu de la Résistance, nous nous devons chaque année de commémorer le 2 janvier à la Limate, le 6 juin à la Citerne du Gouvernement et le 18 juillet au Vallon des Martyrs ces héros de résistance qui ont perdu la vie pour nous.

Ce week-end, deux événements ont eu lieu en présence de Madame le Maire Hélène VERDUYN et de ses adjoints.

Vendredi 4 juin, trois classes de collégiens de La Seyne sur Mer et oraison ont été accueillis à la Nécropole Nationale, dans le cadre d’une matinée organisée par l’ONACVG afin de perpétuer le souvenir de ces hommes et de ces femmes morts pour la paix, et en particulier pour les 38 hommes exécutés le 18 juillet 1944 au Charnier de Signes.

Les collégiens et leurs professeurs, pleinement investis, ont réalisé un énorme travail de recherches et ont su retranscrire avec leurs mots et leurs émotions les dures périodes de juillet 1944 dans le respect et la fraternité.

Dimanche 6 juin, c’est sur le Plateau de Siou Blanc, en comité restreint, que s’est déroulée la commémoration de la Citerne du Gouvernement en présence des maires et adjoints de Belgentier, Méounes, Solliès-Toucas et Signes et de Robert MILLET, Président du mouvement unis de la Résistance.

Ce natif de Hyères et fils de résistant a fait son entrée dans le maquis varois en 1943, « dès l’appel du Général ! ». Au moment de la libération de la ville, il a fondé le régime des Maures avec Léopold Ritondale, devenu maire de Hyères. Il est ensuite parti jusqu’à la frontière italienne, puis a intégré les chasseurs alpins. Il a été démobilisé en 1946.

Robert Millet vit toujours à Hyères et a reçu la médaille de combattant volontaire de la Résistance. Il ne manque jamais à l’appel de nos commémorations en nous faisant honneur de sa présence.

Pour les jeunes et les moins jeunes, il est important de ne jamais oublier la valeur de l’engagement des Résistants et de leur fidélité aux idéaux de la Démocratie, la République, de la France.

CÉRÉMONIE HOMMAGE DU 8 MAI

Conformément aux règles en rigueur, la cérémonie de commémoration de la victoire du 8 mai 1945 s’est tenue en effectif réduit, limité à six personnes. Une gerbe a été déposée devant le monument aux morts.

Pour mémoire, le 8 mai 1945, fut signé à Berlin l’acte solennel de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie qui mettait fin à la seconde guerre mondiale. La célébration du 8 mai 1945 rend hommage aux combattants héroïques, aux victimes de guerre et à tous ceux qui ont risqué ou sacrifié leur vie pour que nous recouvrions notre liberté.

Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation

Message de Madame Geneviève Darrieussecq,
secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées pour
la Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros
de la DéportationDimanche 25 avril 2021

76 ans après le retour des derniers déportés libérés, le souvenir de la déportation demeure dans notre mémoire collective et ne doit pas s’effacer.

Ce que furent les camps d’extermination et de concentration nazis et l’horreur vécue par les millions d’êtres humains qui en furent victimes, n’est pas une simple page documentaire de l’histoire du XXe siècle. L’humanité y a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré.

Des êtres humains étaient catégorisés en surhommes et sous-hommes, leurs vies jugées « dignes ou indignes d’être vécues » sur décision d’un État qui avait érigé en programme politique sa conception raciste et eugéniste du monde et l’a portée à son paroxysme dans l’univers concentrationnaire.

Des hommes, des femmes et des enfants ont été envoyés dans des centres d’extermination ou dans des camps de mort lente, par un système qui niait leur appartenance à l’espèce humaine et s’employait à leur faire perdre conscience de leur propre humanité.

Pourtant, dans les pires circonstances, beaucoup ont su résister à la terreur et à la déshumanisation par la force de l’esprit et la solidarité. Leur engagement et leur combat sont un exemple à suivre.

Il nous faut aujourd’hui encore résister à de nouvelles formes de fanatisme et de barbarie qui entendent promouvoir une vision raciste de l’humanité et détruire la liberté et la démocratie par la terreur.

De nouvelles menaces nous rappellent la communauté de destin qui unit l’humanité au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses et des antagonismes idéologiques, politiques ou économiques.

Face à ces périls, l’espoir réside dans l’engagement de tous et en particulier des jeunes générations, à l’exemple des déportés, au service de la liberté et vers des formes nouvelles de résistance et de solidarité.

À tous les déportés, victimes des génocides ou de la répression, nous rendons aujourd’hui un hommage solennel, et nous saluons respectueusement leur mémoire.

Ce message a été rédigé conjointement par La Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP), La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis, L’Union Nationale des Associations de Déportés Internés de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR)

Jo Fabris nous a quittés

Un homme de grande qualité s’en est allé cette nuit – Jo FABRIS a rejoint tous les êtres qu’il a aimés.

Sous ses airs quelquefois bourrus, se cachait une grande humanité.

“Je n’oublierai pas que c’est toi qui m’a décorée de mon cordon de Maire !

Au revoir, Jo, tu nous manqueras “

Hélène Verduyn et le Conseil Municipal présentent à ses amis, à sa famille leurs condoléances les plus sincères.

Discours du maire de Signes, 11 novembre 2020

Aujourd’hui, 11 novembre 2020, je m’adresse à vous, Soldats morts pour la France durant la 1ère guerre mondiale.

La France d’aujourd’hui livre une autre bataille, une bataille sanitaire, alors nous ne pouvons qu’être une poignée d’hommes et de femmes, présents aujourd’hui pour vous rendre l’hommage qui vous est dû, mais je sais bien que toutes les Signoises et tous les Signois sont avec nous par le cœur et par l’esprit.

La guerre de 14 /18 … vous avez été des milliers à donner votre vie, pour que nous soyons là aujourd’hui …

Vous avez fait la guerre pour que nous ayons la paix. À nous de la maintenir pour construire l’avenir.

Vous avez fait VERDUN… l’enfer de VERDUN, la plus horrible des batailles ; 700 000 morts sur les 1.400.000 tombés au champ d’honneur !

102 ans après l’Armistice, on s’en souvient. On se souvient du courage de vous tous, de nos poilus, de votre abnégation, du sacrifice de vos vies.

Vous vous appeliez Frères d’armes, vous étiez Frères d’armes. Votre mère commune était la France. FRATERNITÉ : le troisième mot de notre devise nationale, disons-le avec respect, toujours, et pensons toujours avec respect à notre histoire, à ceux qui l’ont faite et que nous devons continuer à honorer.

C’est tout un peuple, uni, solidaire, qui a fait la guerre, qui l’a gagnée ….

Aujourd’hui, la France et l’Allemagne sont en paix mais la guerre est toujours dans les esprits, tant les populations ont été marquées. La génération de l’époque a su transmettre le souvenir.

Aujourd’hui, la France et l’Allemagne s’entendent bien et ont pris conscience des valeurs communes aux deux pays : dignité humaine, respect des libertés de croyances et d’opinions.

Il nous appartient, à nous, de défendre ces valeurs, et souder nos avenirs autour de ces valeurs, pour vous, morts pour la France, et pour nos générations futures.