Journée nationale de la Résistance

Le 27 mai 1943 s’est tenue la première réunion clandestine des résistants sous la présidence de Jean MOULIN. Ce fut la naissance de la Résistance française.

Presque 80 ans après, les survivants continuent d’insuffler en France l’esprit de Résistance. C’est pour que leur héritage soit pérennisé et que leur combat reste toujours d’actualité que cette date historique est devenue une journée nationale en 2015.

Signes, reconnue Haut lieu de la Résistance, a été le témoin du courage de ces hommes, mais aussi d’événements tragiques sur le plateau de la Limate le 2 janvier 1944, à la Citerne du Gouvernement le 6 juin 1944 et au Vallon des Martyrs, devenu Nécropole nationale, le 18 juillet 1944. Dates qu’il est important de commémorer et de faire connaître à notre jeunesse.

Rendons hommage à ces héros et n’oublions pas !

Plaque commémorative installée au 48 rue du four à Paris chez René CORBIN, où s’est tenue la première réunion du Conseil National de la Résistance.

Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en France métropolitaine

Le décret d’abolition de l’esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le gouvernement provisoire de la Deuxième République, sous l’impulsion de Victor SCHŒLCHER.

Jacques CHIRAC a décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage en métropole.

« Si l’esclavage n’est pas mauvais, rien n’est mauvais. » (Abraham LINCOLN)

JOURNÉE HOMMAGE AU CHARNIER DE SIGNES

Le jeudi 28 avril, à la Nécropole Nationale de Signes,

Une sortie pédagogique a été organisée par l’ARAC * Saint-Marcel, en association avec l’ONACVG, pour les élèves des collèges MALLARMÉ, François VILLON et du lycée MONTE-CRISTO de Marseille.

Madame le Maire Hélène VERDUYN et les adjointes Josette NAVARRO et Karine CULIOLI étaient présentes.

Tous ont rendu hommage aux 38 résistants exécutés le 18 juillet 1944 dans des conditions inhumaines.

Les collégiens et lycéens avaient préalablement travaillé avec leurs enseignants sur ces hauts faits de la résistance et ont magnifiquement retranscrit leur travail en saluant avec sincérité et émotion le courage de ceux qui sont morts pour qu’ils puissent être là aujourd’hui.

Après les dépôts de gerbes, La Marseillaise et le poignant Chant des Partisans et La Marseillaise ont été repris à l’unisson.

Pour cette occasion, une élève du lycée MONTE-CRISTO a écrit un magnifique poème que nous souhaitons partager :

« Nous qui sommes restés,
Qui sommes nés après vos décès,
Nous vous pleurons à présent,
Nous pensons à vous dorénavant,
Et une image restera gravée dans nos mémoires,
Celle de vous en tant qu’héros de l’Histoire.

Vous n’étiez pas militaires,
Seulement médecins, étudiants et notaires,
Certains étaient entrepreneurs, d’autres inconnus ou professeurs,
Et pourtant, vous resterez à jamais soldat dans nos cœurs.

Vous êtes de ceux qui n’ont pas attendu pour se battre,
Pour lever leur poing contre les injustices et le massacre,
Inutile de savoir combattre pour être brave,
Vous êtes ceux qui nous ont sortis de nos caves.

Et tandis que nous vous envoyons toutes nos prières,
J’ai une dernière requête à vous faire.
Vous qui aviez défendu ce monde de vos vies,
Je souhaite que vous regardiez celui-ci depuis le paradis.

C’est un monde, un pays, de liberté et de chansons,
Mais surtout, c’est un monde que nous vous devons,
Vous qui vous êtes battus en vous attachant à une espérance,
C’est ça l’espoir de la France ! »

Emma DERRIEN, élève du lycée MONTE-CRISTO

*Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de guerres et des Combattants pour l’Amitié, la Solidarité, la Mémoire, l’Antifascisme et la Paix Section Saint-Marcel

Discours de Mme le Maire Hélène VERDUYN 2 janvier 2022 – Commémoration de la Limate

Pour la deuxième année consécutive nous nous retrouvons à un nombre limité de personnes pour saluer le dévouement des onze héros qui ont perdu la vie, ici même, il y a 78 ans, le 2 janvier 1944.

Il est de notre devoir de nous incliner chaque année devant la stèle qui perpétue leur souvenir.

Ils sont morts, fusillés à l’endroit même où nous nous trouvons, livrés à leurs bourreaux par la lâcheté de quelques-uns – sur place – sans jugement – un des tous premiers massacres de résistants dans une politique de répression et de terrorisation ; le plus jeune avait 21 ans, le plus vieux 67 ans, la plupart n’avait pas 25 ans. 

Il y avait :

Alphonso, officier aviateur de l’armée italienne,
Paul BATTAGLIA
Joseph GIAMMA
Ambroise HONNORAT

Amédée HUON
Yvan JOANNIS
Georges LAFON
Jean PERRUCA
Pierre VACELLI
Serge VENTURUCCI
et un inconnu.

Ayons une pensée aussi, aujourd’hui, pour Lucien HENON, Jules SANSONETTI et Ludovic BASSET morts dans les camps de concentration pour avoir voulu offrir une sépulture décente à nos maquisards de la LIMATE

Cet épisode de LIMATE a été le premier de l’année 1944, il y a eu ensuite Juin et Juillet ; deux jeunesses se sont affrontées, l’une nationaliste, fanatisée, et une autre qui portait des valeurs républicaines et patriotiques. Et malheureusement, cette situation est toujours d’actualité.

Il n’y a plus de mémoire vivante de cette période ; C’est pourquoi notre devoir de mémoire « historique » est si important ! N’oublions jamais le courage de ces jeunes gens et espérons de toutes nos forces que nous n’aurons plus jamais à revivre des instants pareils.

Et dans cette période incertaine où l’avenir est problématique, les héros de la Limate nous guident en nous montrant d’où l’on vient.


Commémoration du Combat de la Limate

La commémoration prévue le dimanche 2 janvier 2022 se tiendra en comité restreint conformément aux décisions préfectorales. Seuls seront présents Madame le Maire accompagnée d’un adjoint, du porte-drapeau et d’un musicien.

Journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie

Message de Geneviève DARRIEUSSECQ, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants.

En ce 5 décembre, nous faisons de cette journée nationale le rendez-vous de la fidélité. Fidélité dans l’hommage solennel rendu à toutes les femmes et à tous les hommes, civils ou militaires, qui sont « morts pour la France » de 1954 à 1962. Fidélité dans la reconnaissance pour toutes celles et tous ceux qui ont porté les armes de la France. Fidélité dans le souvenir des victimes des tragédies de la Guerre d’Algérie ou des combats au Maroc et en Tunisie. Fidélité par l’action de l’État et la reconnaissance à destination des rapatriés.

Des soldats de métier, des centaines de milliers de jeunes hommes appelés ou rappelés sous les drapeaux, des milliers de membres des forces supplétives ont servi et combattu. Près de 30 000 périrent souvent très loin de leurs attaches et de leurs familles, souvent à l’âge ou l’on construit sa vie. Cette journée leur est consacrée.

Toute une génération a affronté la guerre et ses multiples visages, la violence et son âpreté. Nombreux sont ceux qui en souffrent encore dans leur chair, dans leur corps et dans leur esprit. Nombreux sont ceux pour qui le souvenir de ces mois de service et de guerre est toujours tenace. Les anciens d’Afrique du Nord sont les forces vives du monde combattant et saluent aujourd’hui leurs frères d’armes « morts pour la France ». La Nation les accompagne dans leur hommage et pense aussi aux disparus civils et militaires.

La France sait la douleur des anciens harkis qui ont été contraints de quitter leur terre natale et ont été indignement accueillis en métropole. Nous œuvrons pour la reconnaissance et la réparation.

Collectivement, nous voyons, nous ressentons encore les blessures non-cicatrisées nées de cette épreuve nationale, nées de la complexité et des multiples facettes de la Guerre d’Algérie. Nous n’oublions ni les souffrances des civils, ni les familles qui ont abandonné un pays qu’elles aimaient tant. Autant de drames familiaux, personnels et même intimes, notamment pour les rapatriés d’Algérie.

Ils sont le million de Français d’Algérie d’origine européenne, ce peuple mosaïque fait d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, d’enseignants, de militaires, de fonctionnaires et d’entrepreneurs, souvent de conditions modestes. Ils ont été arrachés à leurs racines après le 19 mars 1962. Certains ont été tués par des balles françaises le 26 mars rue d’Isly, d’autres ont été massacrés à Oran le 5 juillet 1962. Nombre d’entre eux ont été accueillis dans des conditions très précaires, rejetés ou stigmatisés, connaissant parfois le désarroi psychologique ou la misère sociale. Ces vérités doivent être énoncées, simplement, clairement. Sans les polémiques, les préjugés ou les non-dits qui enkystent les consciences et participent à l’affrontement des mémoires.

Ensemble, nous contribuons à transmettre, à expliquer ce passé douloureux, à reconnaitre les fautes qui ont été commises. Nous le faisons en partageant les mémoires individuelles, familiales et associatives, en développant le travail de recueil des témoignages, en incitant les témoignages croisés au sein des établissements scolaires. Ainsi, le 60ème anniversaire de l’année 1962 sera celui du dialogue et de l’apaisement entre les différentes mémoires de la guerre d’Algérie.

Concours de décorations de Noël 2021 oh! oh! oh!

Et oui, le concours de décoration de noël a eu un succès fou l’année dernière pour sa première édition, alors renouvelons l’opération en 2021. Ceci est une invitation aux Signois ! Venez, décorez, participez… Notre village n’en sera que plus beau, que plus lumineux en cette période noël.

A l’approche des fêtes de fin d’année, le concours de décorations de Noël fait son retour. Pour sa deuxième année, en plus des trois catégories existantes (Maison/fenêtres et balcons/commerce), une catégorie complémentaire a été rajoutée: “association de voisins”.

Si vous décorez votre habitation, votre commerce, faites donc participer vos voisins! Votre rue, place, voisinage pourrait décrocher le prix spécial “association de voisins” accompagné de son lot “plaisir à partager”!  Alors n’hésitez pas: petits et grands, faites profitez à tous de votre créativité ! Bonnes fêtes !

Pour vous inscrire, flasher le QR Code ci-dessus, ou dans le Signes Infos que vous trouverez dans vos boîtes aux lettres ce week-end. Remplissez le bulletin, renvoyez tout ce qu’il faut et laissez-vous guider par la magie de noël.

Nous vous attendons encore plus nombreux cette année. Vous avez une fenêtre, un balcon, un jardin? Vous habitez dans une rue qui joue le jeu avec tous les voisins… Inscrivez-vous !!

Retrouvez le bulletin d’inscription aussi ICI, et surtout le règlement qu’il faut absolument lire avant de renvoyer le bulletin d’inscription.

Discours du Maire Hélène Verduyn – Signes, le 11 novembre 2021

Nous sommes réunis ici, ce matin, devant notre monument aux morts pour commémorer l’armistice du 11 novembre 1918, il y a exactement 103 ans ; le 11 novembre fait partie de notre patrimoine avec son lot de deuils, de ruines et de blessures inguérissables.

Au-delà de l’armistice, acte symbolique qui a signé la fin de la guerre, dans ce wagon au creux d’une clairière, où le futur allait commencer à s’éclaircir, rendons hommage à nos poilus, aux soldats morts pour la France durant cette 1ère guerre mondiale, et sans leur courage, leur abnégation et leur sacrifice, nous ne serions pas là.

Ils s’appelaient frères d’armes, ils étaient frères – leur mère commune était la France – FRATERNITE, le troisième mot de notre devise nationale, disons-le avec respect, toujours et pensons toujours avec respect à notre histoire, à ceux qui l’ont faite et que nous devons continuer à honorer.

La guerre de 14 /18, cette guerre qui devait être la der des der après 4 années atroces de sang et de larmes, qui a fait des millions de morts, (n’oublions pas VERDUN 700.000 morts), pour que nous soyons là, c’est un peuple uni et solidaire qui l’a gagnée… pour nous.

Le dernier poilu Lazare Ponticelli a emporté avec lui la mémoire vivante de ces quatre années terribles. Mais la mémoire accumulée au fil des ans reste intacte

Aujourd’hui, partout en France, dans chaque ville, dans chaque village, nous nous unissons de mémoire pour célébrer la liberté retrouvée le 11 novembre 1918.

Ils ont fait la guerre pour que nous ayons la paix, à nous de la maintenir pour construire l’avenir.

Maintenir la paix, bien sûr. La France et l’Allemagne sont désormais en paix, mais la guerre est encore dans les esprits des peuples français et allemands– les populations ont été marquées et la génération de l’époque a transmis le souvenir.

Nos consciences en sont marquées pour toujours.

Mais que se passe-t-il dans le reste du monde ?

Si aujourd’hui, 103 ans après l’armistice, la France et l’Allemagne ont pris conscience de leurs valeurs communes, des valeurs qui doivent tous nous animer : dignité humaine, respect des libertés de croyances et d’opinions, il n’en est pas de même partout.

Il nous appartient à nous, de défendre ces valeurs et de souder nos avenirs autour d’elles, en restant les enfants unis de notre mère la France, pays des Lumières, qui a vu une autre signature célèbre, celle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 1948.

Nous pensons aujourd’hui aussi, aux sept Soldats français morts en 2021 et aussi au dernier compagnon de la libération Hubert GERMAIN.